🔢Suites numériques et suites arithmétiques
Cours de mathématiques · Première
Définition d'une suite (explicite ou par récurrence), sens de variation, suites arithmétiques (raison, terme général ) et somme des termes d'une suite arithmétique.
Ce que tu vas savoir faire
- ✓Comprendre la notion de suite et calculer des termes (forme explicite ou récurrente).
- ✓Déterminer le sens de variation d'une suite.
- ✓Reconnaître une suite arithmétique et calculer sa raison.
- ✓Utiliser le terme général d'une suite arithmétique.
- ✓Calculer la somme des termes d'une suite arithmétique.
Notion de suite numérique
Une suite numérique est une liste ordonnée de nombres indexés par les entiers naturels :
Le nombre est le terme de rang (ou terme d'indice ). On dit que est l'indice et le terme correspondant.
Attention à ne pas confondre (le terme) et (son rang). Le premier terme est souvent , parfois : lis bien l'énoncé.
- Repère le premier indice (le plus souvent ou ).
- Pour calculer un terme, remplace par sa valeur.
- Vérifie que tu réponds bien sur le bon rang demandé.
Soit la suite définie par .
, , .
Les premiers termes sont donc
est un nombre (le terme), est un entier (le rang). « Calculer » signifie remplacer par .
Suite définie de façon explicite
Une suite est définie de façon explicite quand on donne une formule du type permettant de calculer directement à partir de .
Avantage : on peut calculer n'importe quel terme sans connaître les précédents. Par exemple se calcule en une étape.
- Repère la formule .
- Remplace par la valeur souhaitée.
- Effectue le calcul : tu obtiens directement le terme.
Soit (forme explicite).
.
On obtient directement, sans calculer .
Forme explicite = « formule directe » : pratique pour atteindre un terme lointain comme en une seule ligne de calcul.
Suite définie par récurrence
Une suite est définie par récurrence quand on donne :
son premier terme (par exemple ) ;
une relation exprimant en fonction de .
Pour calculer un terme, il faut connaître le précédent : on calcule donc « de proche en proche ».
- Note le premier terme donné.
- Applique la relation de récurrence pour passer de à .
- Répète jusqu'au rang voulu, terme après terme.
Soit et .
.
.
.
On ne peut pas obtenir sans avoir d'abord , puis .
Récurrence = « on a besoin du terme d'avant ». Impossible de sauter directement à : il faut tous les termes intermédiaires.
Sens de variation d'une suite
Une suite est :
croissante si pour tout ;
décroissante si pour tout ;
constante si pour tout .
Pour étudier le sens de variation, on étudie le signe de la différence : positive croissante, négative décroissante.
- Calcule la différence en fonction de .
- Étudie le signe de cette différence.
- Conclus : signe croissante, signe décroissante.
Soit .
.
Cette différence vaut pour tout : la suite est strictement croissante.
Étudier marche toujours. Pour une suite arithmétique, cette différence est constante : c'est justement la raison.
Suites arithmétiques
Une suite est arithmétique si l'on passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre , appelé raison :
La raison se calcule par la différence de deux termes consécutifs : .
Le terme général s'exprime alors directement :
Une suite arithmétique est croissante si , décroissante si .
⭐ Pour les curieux — pourquoi ça marche ? La formule se voit comme un escalier à marches égales. Pour aller de jusqu'à , on monte une marche de hauteur à chaque pas, et il y a exactement pas (de à , de à , ..., de à ). On ajoute donc en tout fois : . C'est pour ça que le rang apparaît comme un simple facteur multiplicatif devant : compter les pas, c'est compter les ajoutés.
- Vérifie que est constante : c'est la raison .
- Repère le premier terme ( ou ).
- Applique pour atteindre n'importe quel rang.
Soit arithmétique avec et raison .
.
.
Vérification de proche en proche : , , : on ajoute bien à chaque étape.
Pour montrer qu'une suite est arithmétique, calcule : si tu obtiens un nombre fixe, c'est gagné ; ce nombre est la raison.
Somme des termes d'une suite arithmétique
La somme de termes consécutifs d'une suite arithmétique vaut
Cas particulier célèbre, la somme des entiers de à :
- Compte le nombre de termes de la somme.
- Repère le premier et le dernier terme.
- Applique .
Calculons .
Il y a termes ; premier , dernier .
.
C'est le calcul attribué au jeune Gauss.
Pourquoi ça marche (l'idée du jeune Gauss) : écris la somme à l'endroit, puis à l'envers juste en dessous :
Colonne par colonne, chaque paire fait , et il y a colonnes : , donc . La formule n'est que ça, en général.
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