📦Géométrie dans l'espace

Cours de mathématiques · Seconde

On découvre les solides usuels, les positions relatives de droites et de plans dans l'espace, la perspective cavalière et le calcul des volumes.

Ce que tu vas savoir faire

  • Reconnaître et décrire les solides usuels
  • Connaître les positions relatives de deux droites, d'une droite et d'un plan
  • Lire et dessiner une perspective cavalière
  • Calculer le volume des solides usuels

Les solides usuels

Règle

Voici les solides à connaître :

  • le pavé droit (parallélépipède rectangle) : 6 faces rectangulaires ; le cube en est un cas particulier ;
  • le prisme droit : deux bases identiques (polygones) reliées par des rectangles ;
  • la pyramide : une base polygonale et un sommet ;
  • le cylindre : deux disques identiques reliés par une surface courbe ;
  • le cône : un disque de base et un sommet ;
  • la sphère (surface) et la boule (solide plein) : ensemble des points à distance r\le r du centre.
Méthode

Pour identifier un solide :

  1. Observe les bases : combien, quelle forme.
  2. Observe les faces latérales : planes (polyèdre) ou courbes (cylindre, cône, sphère).
  3. Cherche un éventuel sommet (pyramide, cône).
Exemple

Une boîte de conserve fermée est modélisée par un cylindre (deux disques + une surface courbe).

Une pyramide de Khéops est modélisée par une pyramide à base carrée.

Astuce

Distinction clé : la sphère est seulement la surface (la « peau »), tandis que la boule est le solide plein (l'intérieur compris).

Positions relatives de deux droites

Règle

Dans l'espace, deux droites peuvent être :

  • coplanaires (dans un même plan), et alors :
    • sécantes : un seul point commun ;
    • strictement parallèles : aucun point commun ;
    • confondues : tous les points communs ;
  • non coplanaires : elles ne sont dans aucun plan commun et n'ont aucun point commun. C'est une situation nouvelle par rapport au plan !

Deux droites non coplanaires ne sont ni sécantes, ni parallèles.

Méthode

Pour classer deux droites de l'espace :

  1. Existe-t-il un plan qui les contient toutes les deux ?
  2. Si oui (coplanaires) : ont-elles un point commun ? sécantes ; sinon parallèles.
  3. Si non : elles sont non coplanaires.
Exemple

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH, les arêtes (AB)(AB) et (GH)(GH) sont parallèles.

Les arêtes (AB)(AB) et (CG)(CG), elles, sont non coplanaires : on ne peut pas trouver un plan qui contienne ces deux droites.

Astuce

⚠️ Dans l'espace, « ni sécantes ni parallèles » est possible : c'est le cas des droites non coplanaires. Cela n'existe pas dans le plan !

Positions relatives d'une droite et d'un plan, de deux plans

Règle

Droite et plan : trois cas.

  • la droite est contenue dans le plan (tous les points communs) ;
  • la droite est parallèle au plan (aucun point commun) ;
  • la droite est sécante au plan (un seul point commun).

Deux plans : trois cas.

  • ils sont confondus ;
  • ils sont strictement parallèles (aucun point commun) ;
  • ils sont sécants : leur intersection est une droite.
Méthode

Pour une droite et un plan :

  1. La droite a-t-elle des points dans le plan ?
  2. Aucun → parallèle ; un seul → sécante ; tous → contenue.

Pour deux plans : leur intersection est vide (parallèles) ou est une droite (sécants).

Exemple

Dans un cube, la face ABCDABCD et la face EFGHEFGH (face du dessus) sont deux plans strictement parallèles.

Deux faces adjacentes du cube se coupent selon une arête (droite) : elles sont sécantes.

Astuce

Retiens : l'intersection de deux plans sécants est toujours une droite, jamais un seul point.

La perspective cavalière

Règle

La perspective cavalière est une façon de dessiner un solide de l'espace sur une feuille plane. Ses règles :

  • les arêtes vues de face sont en vraie grandeur ;
  • les arêtes cachées se dessinent en pointillés ;
  • les fuyantes (arêtes qui partent en profondeur) sont tracées parallèles entre elles, souvent à 30°30° ou 45°45°, et réduites par un coefficient (par exemple 0,50{,}5) ;
  • le parallélisme est conservé : deux arêtes parallèles dans la réalité restent parallèles sur le dessin.
Méthode

Pour dessiner un pavé en perspective cavalière :

  1. Dessine la face avant en vraie grandeur.
  2. Trace les fuyantes parallèles (même angle, même réduction).
  3. Complète la face arrière.
  4. Mets en pointillés les arêtes cachées.
Exemple

Un cube vu en perspective cavalière : la face avant est un carré en vraie grandeur ; les fuyantes partent en biais (à 45°45°), réduites de moitié ; les trois arêtes cachées sont en pointillés.

Astuce

En perspective cavalière, les angles droits de la réalité ne restent pas forcément droits sur le dessin, mais le parallélisme, lui, est toujours conservé.

Volumes des solides usuels (1)

Règle

Les formules de volume à connaître :

  • pavé droit : V=L×l×hV = L \times l \times h ;
  • cube d'arête aa : V=a3V = a^3 ;
  • prisme droit et cylindre : V=B×hV = \mathcal{B} \times h (aire de la base ×\times hauteur) ;
  • cylindre de rayon rr : V=πr2×hV = \pi r^2 \times h.

Pour un cylindre, la base est un disque d'aire πr2\pi r^2.

⭐ Pour les curieux — pourquoi ça marche ? Pourquoi multiplier trois longueurs pour un pavé ? Imagine que tu le remplis de petits cubes de 11 unité d'arête. Sur le sol, une couche compte L×lL \times l cubes (la base) ; et il faut empiler hh couches identiques pour atteindre le sommet. Le total est donc (L×l)×h(L \times l) \times h, soit « aire de la base ×\times hauteur ». C'est exactement la même idée pour le cylindre : on empile hh disques d'aire πr2\pi r^2, d'où V=πr2×hV = \pi r^2 \times h.

Méthode

Pour un volume de pavé ou de cylindre :

  1. Identifie le solide.
  2. Calcule l'aire de la base si nécessaire.
  3. Multiplie par la hauteur.
  4. N'oublie pas l'unité en uniteˊs3\text{unités}^3.
Exemple

Pavé de dimensions 22, 33 et 44 :

V=2×3×4=24V = 2 \times 3 \times 4 = 24 unités de volume.

Cube d'arête 55 : V=53=125V = 5^3 = 125 unités de volume.

Astuce

Pour le prisme et le cylindre, c'est toujours « aire de la base ×\times hauteur ». Seule la forme de la base change.

Volumes des solides usuels (2) : pyramide, cône, boule

Règle

Les solides « pointus » et la boule font intervenir un facteur 13\dfrac{1}{3} ou 43\dfrac{4}{3} :

  • pyramide : V=13×B×hV = \dfrac{1}{3} \times \mathcal{B} \times h ;
  • cône de rayon rr : V=13×πr2×hV = \dfrac{1}{3} \times \pi r^2 \times h ;
  • boule de rayon rr : V=43×πr3V = \dfrac{4}{3} \times \pi r^3.

La pyramide et le cône ont un volume trois fois plus petit qu'un prisme ou un cylindre de même base et même hauteur.

⭐ Pour les curieux — pourquoi ça marche ? D'où sort ce mystérieux 13\dfrac{1}{3} ? Prends un cube d'arête aa et choisis un de ses sommets SS. Relie SS aux quatre coins de chacune des trois faces qui ne touchent pas SS : tu obtiens trois pyramides qui, mises bout à bout, remplissent exactement le cube, sans trou ni chevauchement. Par symétrie ces trois pyramides sont identiques, donc chacune occupe le tiers du cube : V=a33=13×a2base×ahauteurV = \dfrac{a^3}{3} = \dfrac{1}{3} \times \underbrace{a^2}_{\text{base}} \times \underbrace{a}_{\text{hauteur}}. Voilà pourquoi une pyramide (et, par analogie, un cône) est trois fois plus petite qu'un prisme de même base et même hauteur.

Méthode

Pour une pyramide ou un cône :

  1. Calcule l'aire de la base B\mathcal{B}.
  2. Multiplie par la hauteur hh.
  3. Divise le tout par 33 (facteur 13\frac{1}{3}).

Pour une boule : applique directement V=43πr3V = \frac{4}{3}\pi r^3.

Exemple

Pyramide de base carrée de côté 33 (donc B=3×3=9\mathcal{B} = 3 \times 3 = 9) et de hauteur h=5h = 5 :

V=13×9×5=453=15V = \dfrac{1}{3} \times 9 \times 5 = \dfrac{45}{3} = 15 unités de volume.

Astuce

⚠️ N'oublie jamais le 13\dfrac{1}{3} pour la pyramide et le cône, ni le 43\dfrac{4}{3} pour la boule. C'est l'erreur la plus fréquente !

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